Plan de lutte contre les nuisibles : ce que demande la démarche HACCP
Dans un établissement alimentaire, la lutte contre les nuisibles fait partie des bonnes pratiques d’hygiène sur lesquelles repose la démarche HACCP. Voici ce qui est attendu, et les documents à garder à portée de main.
Mis à jour le · Genious Green
Le cadre
Pourquoi les nuisibles sont au cœur de l’hygiène alimentaire
Rongeurs, blattes, mouches et oiseaux transportent des micro-organismes et souillent les denrées. Les principes généraux d’hygiène alimentaire du Codex Alimentarius, sur lesquels s’appuie la démarche HACCP, font de la lutte contre les nuisibles un programme prérequis : une mesure de base qui doit être en place avant même l’analyse des dangers.
Au Maroc, la loi n° 28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires impose aux exploitants de maîtriser les risques de leur activité, et les contrôles de l’ONSSA portent notamment sur l’état des locaux et l’absence de nuisibles. Les référentiels demandés par les clients (ISO 22000 avec l’ISO/TS 22002-1, FSSC 22000, IFS, BRCGS) détaillent ces mêmes exigences.
Les mesures
Les cinq piliers d’un plan de lutte
Un plan de lutte ne se résume pas aux appâts : il commence par empêcher les nuisibles d’entrer.
- 1
Prévention
Bâtiment étanche (portes, joints, grilles, moustiquaires), denrées stockées surélevées et fermées, déchets évacués chaque jour.
- 2
Surveillance
Postes d’appâtage et pièges numérotés, placés selon un plan, et désinsectiseurs pour les insectes volants dans les zones de production.
- 3
Contrôles réguliers
Passages à fréquence fixe (souvent mensuels en restauration et en industrie alimentaire) avec relevé de chaque poste.
- 4
Actions correctives
En cas d’activité constatée : traitement, renforcement des postes, réparation des accès, et vérification de l’efficacité.
- 5
Revue
Analyse des tendances sur l’année pour ajuster le nombre de postes, leur emplacement et la fréquence des passages.
Les documents
Le dossier à présenter lors d’un contrôle
- Le contrat avec le prestataire et la fréquence des passages.
- Le plan des postes : emplacement et numéro de chaque station et de chaque piège.
- Les rapports de passage signés : constats, consommation des appâts, produits utilisés et leurs numéros d’homologation, recommandations.
- Les fiches techniques et fiches de données de sécurité des produits.
- Le suivi des actions correctives et, pour les audits, l’analyse des tendances.
Dans les zones de denrées, on évite les appâts toxiques en libre accès : on y préfère les pièges mécaniques, les plaques de glu et les postes sécurisés. Pour les insectes volants, les désinsectiseurs électriques sont placés loin des plans de travail.
Genious Green établit ce dossier pour vous : plan des postes numérotés, rapport signé après chaque passage avec les produits et leurs homologations, attestation de traitement. Voir nos services de dératisation et de désinsectisation.
FAQ
Questions fréquentes
À quelle fréquence faut-il un passage du prestataire ?
Il n’existe pas de fréquence unique : elle dépend du risque. En restauration et en industrie alimentaire, un passage mensuel est courant ; certains référentiels ou cahiers des charges de clients en demandent davantage dans les zones sensibles.
Peut-on faire la lutte contre les nuisibles soi-même ?
C’est possible pour la prévention et la surveillance simple, mais les produits professionnels sont réservés aux personnes formées, et les audits attendent des rapports et un plan tenus à jour. La plupart des établissements confient donc le plan à un prestataire et gardent la prévention au quotidien.
Que faire si un nuisible est vu pendant le service ?
Notez l’heure, l’endroit et l’espèce, protégez les denrées exposées et appelez votre prestataire. L’action corrective et sa vérification doivent apparaître dans votre dossier.
